L’USF opère de profondes mutations
Connu comme étant le défenseur des intérêts des utilisateurs de SAP, l’association USF élargit son périmètre d’actions pour couvrir plus globalement l’écosystème de l’éditeur. L’impact du Cloud sur les ERP occupe un débat central au sein du Club.

Une nouvelle stratégie amorcée depuis juin 2010 par son nouveau Président. Cette évolution couvre désormais tous les niveaux fonctionnels, les sociétés de services, les éditeurs de produits tiers à la fois complémentaires et concurrents. Mais aussi une décentralisation avec plus de présence dans les régions et sur l’international principalement les pays de l’espace francophone.
Jusqu’alors, l’USF avait pour vocation de fédérer les grandes entreprises francophones utilisatrices de SAP. Mais en réalité le développement des activités de l’éditeur suite aux rachats et fusions successifs n’ont pas été suivis.
Plusieurs raisons ont dicté cette nouvelle orientation stratégique. Elles ont été déclinées en programme action par Claude Molly-Mitton, le nouveau président de l’USF depuis mars 2010. Il y a eu d’abord les rachats successifs de Sybase, de Cartesis et de Business Object et de l’évolution globale des outils. « Notre objectif est de devenir le Club de tous les utilisateurs de SAP, moyens comme grands, de toutes les solutions SAP qu’elles soient ERP ou non ERP », explique Claude Molly-Mitton. Parmi les pistes d’évolutions, il y a deux axes majeurs qui visent prendre en compte d’une part, une plus large communauté d’utilisateurs au-delà des grandes entreprises en s’intéressant aux petites et moyennes entreprises et d’autre part les évolutions fonctionnelles de l’ERP.
Synergies entre ERP et BO Concrètement, il s’agit de créer une communauté PME et une communauté par région (Grand Est, Grand Ouest etc…). Pour l’heure, les efforts sont concentrés sur la France pour justement créer des dynamiques et des synergies avec le Club BO d’ici l’automne prochain. Ensemble, les deux clubs se pencheront sur les conditions de développement national dans le cadre d’une démarche commune. Il y a alors un alignement stratégique sur la diversité des solutions SAP quelle qu’elle soit. « La diversification des solutions se poursuit et s’accompagne également d’une logique en terme de couverture régionale. La couverture de l’espace francophone figure parmi nos objectifs à court et à moyen terme. Nous voulons créer un cadre d’échange et de partage décloisonné. Les réunions se font et continuerons à se faire par webconférence pour contourner les barrières liées au temps et à la distance », insiste Claude Molly-Mitton.
Aujourd’hui, mis à part quelques timides présences au Maroc, en Tunisie et en Mauritanie, l’USF n’a pas encore atteint la taille critique pour créer des associations dans ces pays. Les représentants des entreprises sont de deux types : les DSI pour les petites et moyennes entreprises et pour les grandes entreprises, il peut s’agir du chargé de missions SAP. « Nous avons aussi des comptables, des financiers, des acheteurs dans certaines de nos commissions »
Néanmoins, nous avons noué de solides contacts avec d’autres associations comme le CIGREF pour réfléchir sur des thématiques relatives aux SI.
L’association a plusieurs objectifs qui se résument principalement :
- aux études, l’USF est une source privilégiée pour obtenir des informations techniques, marketing des produits SAP,
- au partage de connaissances, savoir faire, d’idées
- la réflexion, avec notamment la création d’un laboratoire de réflexion constructive pour réfléchir sur des problématiques communes liées par exemple à l’organisation des compétences.
- L’influence : constituer une force de proposition et d’influence vis-à-vis de l’éditeur et surtout en collaboration avec le réseau international SUGEN
- Eduquer sur le marché, le monde éducatif. A ce propos, il y a un chantier stratégique en cours.
L’année 2011 sera celle de la concrétisation de tous ces objectifs.
Impact du Cloud et disparition des ERP ?C’est une réflexion que l’USF mène au niveau de ses commissions. Le sujet a été débattu lors de la dernière convention d’octobre 2010 à Nantes. On parle d’ « optimize of demand of device », c’est plus qu’un slogan mais une réalité qu’il faut tenir en compte, explique Claude Molly-Mitton et de rajouter : « Il y a plusieurs marchés qui sont entrain de se juxtaposer. Dans cette optique, je ne vois pas la disparition des grands projets ERP. Bien évidemment, les grands comptes vont évoluer pour passer par des Clouds privés mais jamais par des clouds publics. Il est clair, l’arrivée du Cloud entrainera forcément des souplesses en termes de coûts mais il ne faut pas y entrevoir la mort des ERP. En revanche, avec l’option « On demand », les ERP des PME vont considérablement évoluer aussi.
La réduction globale des coûts reste un vœu pieux mais à ce jour, il n’existe pas d’études sérieuses qui confirment cette tendance. Mai en attendant, en association avec d’autres clubs d’utilisateurs compétents l’impact du Cloud sur les ERP sera au centre des débats dans les prochaines conventions de l’USF.








