Il y a un an, Cio Mag lançait son premier numéro à Marrakech au Maroc à l’occasion de la seconde édition d’AfroCio, la plate-forme de rencontre pour les DSI africains.
Riche d’une grande carrière de Consultant international dans les cabinets internationaux les plus réputés puis de parlementaire avant d’être choisi comme un proche conseiller du chef de l’Etat de Côte d’Ivoire en NTIC, Gadou Vincent Kragbé est un homme de terrain.
De cette expérience terrain, il a capitalisé une bonne expérience, en parcourant les parcs technologiques dans les quatre coins du monde. C’est sans doute le développement rapide des technologies de l’information qui l’a le plus façonné au point de peser de tout son poids et de toute son influence pour la réalisation d’un grand parc à vocation régionale en Côte d’Ivoire. Ses travaux vont de la défiscalisation des infrastructures et des matériels informatiques à la concrétisation de la Zone Franche de Grand Bassam suivi de la réalisation du VITIB, Village des technologies de l’information, de la communication et de la biotechnologie. Dans cet entretien, il revient sur la genèse de ce projet depuis sa conception jusqu’à sa réalisation ainsi que sa vision de l’émergence d’une Côte d’Ivoire nouvelle par les NTIC.
Qu’est-ce qui vous a motivé à travailler pour la mise en place du projet Vitib en Côte d’Ivoire ?
C’est à la suite d’une visite que j’ai effectuée, il y a quelques années, en Tunisie. J’ai vu naitre le pôle El Ghazala des technologies et de la communication. Ce pôle a pour vocation, la mise en valeur de la synergie entre la formation, la recherche et l'industrie et l'accueil des entreprises innovantes dans le domaine des TIC. C’était, à l’origine, un projet très amitieux. Aujourd’hui, ce projet est devenu réalité, il est porteur d'emplois et de valeur pour tout le pays. Ce projet m’a beaucoup séduit et je voulais m’inspirer de ce succès pour le dupliquer dans mon pays. Quelques années plus tard, j’ai eu l’opportunité d’occuper la fonction de conseiller spécial en NTIC du Président de la république. Ce qui me donne une position privilégiée pour m’en ouvrir au Chef de l’Etat qui s’est montré très intéressé à ce projet d’autant plus que en tant que visionnaire, il a fait le choix de confier ces dossiers d’ordres techniques à ses conseillers spécialisés auxquels il accorde une grande confiance. C’est en décembre 2002, que nous avons validé la faisabilité de ce projet en nous adressant à l’expertise indienne en matière de réalisation de Technoparc et l’accompagnement technique du cabinet Price Waterhouse. Aujourd’hui, le Vitib s’étend sur un terrain de 680 hectares dans la commune de Grand-Bassam (NDLR : 40 kilomètres de la capitale économique ivoirienne).
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Le 21/07/2009 Auteur: CIOMag