Il y a un an, Cio Mag lançait son premier numéro à Marrakech au Maroc à l’occasion de la seconde édition d’AfroCio, la plate-forme de rencontre pour les DSI africains.
Fouad Jellal, directeur des opérations pour l’Afrique francophone chez HP décline la stratégie d’expansion de son groupe ainsi que les projets structurants suite à l’acquisition d’EDS.
Après le rachat d’EDS leader dans l’externalisation, beaucoup d’observateurs voient, à travers cette acquisition, la volonté de HP d’exercer davantage de concurrence sur IBM, partagez-vous cette analyse ?
Ce rachat est d’une importance stratégique pour HP. Cette acquisition va renforcer la capacité de l’offre de services fournie par HP au niveau mondial. Aujourd’hui, HP dispose du portfolio produits le plus complet du marché. Cela se traduit pour les clients par une réponse à tous ses besoins allant de la station de travail au PC personnel en passant par les imprimantes, les imprimantes personnelles (jet d’encre, laser, noir et blanc ou couleur, petit ou grand format…) mais aussi dans la fourniture de serveurs et de gros systèmes centraux. Cette acquisition se traduira par le renforcement de notre portfolio et nous permettre d’accroitre notre présence et faire face à la compétitivité du secteur pour apporter des réponses rapides aux besoins exprimés par nos clients. Dans sa position de leader, HP n’a pas de concurrent direct mais plutôt des compétiteurs dans des segments du marché pour lesquels nous confortons une longueur d’avance par rapport à nos challengers.
Que représente la part de l’Afrique dans le segment externalisation ?
Chez HP, nous considérons l’Afrique comme un continent très prometteur avec des perspectives de croissance très fortes en termes de développements. Il suffit de voir le nombre de projets de refonte d’infrastructures et de mise en place de nouveaux projets. Il est clair que le continent que le continent africains est un marché d’avenir et HP l’a compris depuis très longtemps Bien entendu, cette acquisition nous aidera dans notre stratégie de couverture du marché. Nous sommes une compagnie globale, nous accompagnons nos clients partout dans le monde pour être plus prêts d’eux à travers leurs filiales, leurs antennes ou leurs représentations partout dans le monde comme c’est le cas avec Procter & Gamble ou encore Ericsson. A ce jour, il n y a pas encore de business proprement dit sur l’outsourcing. Mais compte tenu du fait que les marchés croissent rapidement, la part de marché de l’Afrique, en termes de services outsourcés pourrait être amené à se développer.
Quelle est votre stratégie de déploiement et d’expansion en Afrique francophone ?
Nous sommes aujourd’hui en phase d’expansion sur le continent pour offrir plus de proximité et plus de réactivité à nos clients. A côté du bureau égyptien, la filiale marocaine est la première en Afrique. Depuis juin 2007, nous avons ouvert une représentation en Tunisie pour plus de proximité avec nos clients aussi bien locaux que globaux. Ces pays sont devenus de grands marchés cibles pour toutes les activités d’offshoring ou neashoring. Au Maroc, nous avons un centre de support équipé de plusieurs centaines de positions. Ce centre est crée à l’initiative de HP pour aider nos clients francophones notamment dans le domaine de l’impression. Un centre similaire existe aussi en Tunisie pour les opérations de types Help Desk pour les clients francophones en Europe. En contribuant à la création de ces centres en Afrique du Nord, nous sommes fiers d’apporter notre contribution au développement de ces pays.
Et pour ce qui concerne le reste de l’Afrique de l’Ouest ?
Nous menons actuellement des réflexions pour l’ouverture d’un bureau régional en Afrique de l’Ouest soit à Abidjan ou à Dakar. Ce bureau régional sera opérationnel certainement dans deux ou trois ans au plus tard pour répondre au plus près à la demande croissante de nos clients de ces régions.
Considérez-vous que ces marchés sont aujourd’hui devenus matures pour justifier la mise en place d’une représentation ?
La question de la maturité d’un marché se pose à un moment donné dans la relation client. Et c’est comme la dialectique de l’œuf et de la poule. En tant que manager on se pose la question de savoir si on attend que le marché soit mûr pour créer une filiale ou s’il faut la créer pour aider à ce que le marché atteigne la maturité. En ce qui nous concerne, notre stratégie consiste, dans un premier temps, à développer notre activité sur un marché en le couvrant via nos commerciaux et nos partenaires de façon efficace et par la suite, nous passons à la vitesse supérieure pour offrir plus de proximité à nos partenaires à nos clients et partenaires locaux en créant justement une représentation locale.
Par ailleurs, nous avons un projet baptisé the « african opportunity » qui a pour objet d’apporter des réponses sur les opportunités qu’offre le continent pour développer ses activités et pour les activités IT de façon plus générale. Nous voulons continuer à être un acteur pro actif en termes d’accompagnement des clients sur leurs besoins liés au développement des technologies de l’information et sur le développement des ressources humaines. Sur ces toutes ces questions, HP entend continuer de jouer son rôle de leader dans ces pays notamment émergents.
Le 09/07/2008 Auteur: CIOMag
