Il y a un an, Cio Mag lançait son premier numéro à Marrakech au Maroc à l’occasion de la seconde édition d’AfroCio, la plate-forme de rencontre pour les DSI africains.
Installé en plein Paris, Didier Acouetey, chasseur de tête, recrute des diplômés africains pour les grandes entreprises qui travaillent sur le continent. Il sillonne le monde à la recherche des talents pour ses clients implantés de Dakar au Cap.
Dans ce contexte marqué par la crise, quels sont les secteurs qui recrutent? Pourquoi?
Notre constat est que la majorité des recrutements que nous avons effectués dans ce domaine concernent surtout les secteurs suivants : télécommunications, banque, SSII, éditeurs de logiciels. D’autres secteurs comme l’électricité, l’énergie de manière générale, et l’industrie minière, viennent compléter ces secteurs.
Les raisons, en ce qui concerne le secteur des télécommunications, sont assez évidentes, compte tenu du mariage entre télécommunications et informatique ; par ailleurs, c’est un secteur en développement sur le continent, même si les taux de croissance dans le secteur ont eu tendance à être moins euphoriques ces deux dernières années.
Les banques, quant à elle, ont un réel besoin de sécurisation de leurs activités et de leurs opérations, et avec le développement de la monétique (cartes bancaires), les services en ligne, l’informatique prend une dimension essentielle.
Les grands investissements qui avaient été prévus dans le secteur minier et celui de l’énergie avaient eu tendance à absorber quelques experts du domaine pour accompagner la mise en place des usines qui étaient en construction pour l’exploitation des minerais. Mais avec la crise financière internationale, ces secteurs tendent à connaître un ralentissement important au niveau des investissements.
Enfin, pour ce qui est des SSII et des éditeurs de logiciels, l’informatique étant leur cœur de métier, il était naturel que les informaticiens soient les gagnants du développement du service IT aux entreprises.
En termes de prétentions salariales, quelle est la fourchette pour un débutant?
La zone géographique, le secteur d’activité, multinationale ou entreprise locale, et l’école ayant délivré le diplôme du postulant sont des critères qui influencent les salaires. Cependant, en zone FCFA, les salaires d’un débutant oscillent entre (530 000 € et 1 100 €, selon que l’on est formé localement ou dans une école prestigieuse à l’international, et selon que l’on travaille à Niamey, Lomé, Bamako, Ouagadougou, où les niveaux de salaires sont assez bas, ou que l’on travaille à Abidjan ou à Douala où les salaires sont un peu plus élevés.
Et pour un expert confirmé?
Les niveaux sont également assez disparates, selon le secteur d’activité et la taille de l’entreprise généralement. Toutefois, on constate une moyenne autour de 3 800 à 4 600 € par mois . Le package d’un DSI dans une multinationale, avec un effectif de 1.000 employés au moins, arrive qu’il soit situé entre 7 600 € et 10 600 €, parfois plus, si le projet industriel est important.
Le 14/05/2009 Auteur: CIOMag
